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Drôle d'emploi !

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mercredi 27 août 2008

Episode 41 : Alliés ou victimes ?

Patrick était très inquiet… La veille, après avoir lu un communiqué des plus surprenants concernant la Sté Fernston, il avait rejoint Paul au journal. Ils avaient discuté 15 petites minutes à la terrasse de la brasserie d’à côté et depuis pas de nouvelles. Il avait quitté Paul dans un état d’inquiétude proche de l’Ohio. Il n’arrivait plus à le joindre depuis... Il fallait qu’il prenne une décision… et vite !

éphémère Il y a maintenant plusieurs mois, Patrick avait reçu une lettre alarmante d’un dénommé Ephémère (un pseudo certainement, avait-il pensé). Il était le Responsable d’une Agence pour l’Emploi de Rennes et l’informait qu’une société Fernston à Rungis exerçait en fait une activité toute autre derrière leur façade de fabricant de propulseurs hydrauliques. Il supposait que l’entreprise employait du personnel non déclaré et certains faits étranges l’inquiétaient comme l’absence longue durée des candidats ayant postulé via son Agence…

… Fernston avait un dossier épais à l’Agence pour l’Emploi, de nombreuses annonces d’offres d’emplois restées sans résultat et pourtant… ce n’était pas faute d’avoir envoyer des candidats ! Le seul candidat embauché avait été le premier : Christian Chavalier, RH dans l’âme, qui correspondait exactement au profil demandé (une main de fer dans un gant de velours, un esprit vif, une personne de conviction, dévouée, droite, inébranlable mais avec une touche d’humanisme…) Le candidat avait été placé avec succès.
Avaient suivi des Hôtesse d’Accueil, de nombreuses Assistantes de Direction, certaines avaient bien plus que l’expérience demandée (finalement assez basique étonnamment pour un tel poste) et pourtant, cela faisait des mois que c’était le défilé et qu’aucune ne correspondait à leur demande. Le dossier avait été transféré à Ephémère quand la conseillère avait remarqué qu’aucune de ces femmes ne pointaient de nouveau au chômage. Des courriers leur avaient été envoyés, restés sans réponse, tout comme les appels téléphoniques. La conseillère supposait du travail au noir et avait donc remis l’affaire entre les mains d’Ephémère.

Le hasard avait bien fait les choses. En rentrant le soir, perturbé par cette histoire, Ephémère avait appelé un ami, Fram, Directeur d’une Agence d’Intérim. Qu’en pensait-il ? Fernston lui disait quelque chose… il fallait qu’il vérifie un truc demain et il le rappelait. Le lendemain matin, la surprise avait été totale : Fernston était bien cliente de Région Rungis Intérim Job, la boîte de Fram, ils avaient embauché en CDD des cuisiniers avec spécialisation dans la pâtisserie (chocolaterie serait un plus)… Des chocolatiers dans une Sté de moteurs hydrauliques ? C’était pas un peu bizarre ? L’enquête commençait…

Fram et Ephémère avaient multiplié les recherches pour tenter de trouver une réponse. Aucun des candidats potentiels ou embauchés en CDD n’avaient donné de signe de vie depuis leur passage dans ce qu’ils appelaient désormais l’ « antre » Fernston. Les boîtes aux lettres débordaient de factures impayées et de publicité, les voisins, indifférents, n’avaient rien remarqué. Seul dénominateur commun : la solitude… tous étaient célibataires, sans attache particulière, limite ermites… Il semblait évident que toutes ces personnes avaient disparu de la circulation, et ils commençaient à se sentir un peu responsables…

Ephémère pris l’initiative de la lettre à la DTE. Il s’agissait sans doute de travail au noir avec hébergement sur place, il fallait alerter les autorités sans plus tarder, cela n’était plus de leur ressort. Fram, quant à lui, était un casse cou, les risques ? il adorait ! Il fit alors une proposition : aller sur place. En bon Manager, soucieux de ses brebis (dont quelques une étaient bel et bien égarées), Ephémère ne s’était pas fait prier et c’est ainsi qu’ils avaient sonné le lendemain matin à la porte de Fernston.

Il avait été accueillis par une hôtesse d’accueil, Emilie, qu’Ephémère reconnut immédiatement comme étant l’une des postulantes (la photo du CV datait un peu, mais il mettrait sa main à couper que c’est elle). Quand ils se présentèrent, rien ne laissa supposé sur le visage de leur interlocutrice une gêne particulière. Elle les fit patienter dans une salle d’attente blanche, semée de plantes vertes, d’un distributeur de café, d’une fontaine à eau, de fauteuils crapaud flashy, d’une table basse flanquée de plaquettes de la société. Tandis que Fram s’approchait d’un intrigant portrait sur un des murs, Ephémère attrapait une plaquette commerciale. Quand, soudain, ils se regardèrent tous les deux en même temps.. une délicieuse odeur emplissait soudain la pièce… ce qui semblait être une délicieuse odeur de chocolat mêlée à celle de la framboise… Avant que l’un d’eux n'eut le temps de prononcer un seul mot, la porte s’ouvrit.

- Bonjour Messieurs, Christian Chavalier, Directeur des Ressources Humaines. Que puis-je pour vous ?
- Nous…
- Emilie m’a dit que vous étiez Responsables de l’ANPE et de RRiJ ?
- Oui, c’est exact. Nous souhaiterions faire le point et d'avoir un complément d’informations concernant des candidats de l’ANPE que nous vous avons envoyés et de cuisiniers que vous auriez embauchés en CDD, il semblerait que certains…
- Mais biensûr, venez donc dans mon bureau nous serons plus à l’aise… permettez, je vous précède. Suivez moi.

Ephémère 2 Ils suivirent Christian Chavalier jusqu’à l’ascenseur, là, il sortit une clé qu’il introduisit dans une serrure planquée et un cadran s’ouvrit. Fram lança un clin d’œil à Ephémère. Le DRH mis son doigt sur le 25 ème bouton vert du tableau de bord quand Ephémère tenta la discussion :

- Emilie est l’hôtesse que nous vous avions présentée en décembre de l’année dernière ? Nous sommes ravis qu’elle ait fait l’affaire ! Et au moins nous ne nous inquiéterons plus pour elle…

Imperceptiblement, Christian Chavalier blêmit. Son doigt glissa vers un autre bouton, rouge celui-là. Les voilà propulsés au 25éme sous sol de l’immeuble…

- Vous prendriez bien un chocolat ?

... Paul avait cru devenir fou. Tout se brouillait dans sa tête. Les chocolats, Sarah, Capucine, Link, Fernston… Et là Patrick lui disait que des jeunes femmes avaient disparu après avoir postulé chez Fernston, que le patron de l’ANPE du quartier avait aussi disparu après lui avoir envoyé une lettre alarmante… (il avait cherché à le joindre en vain… un jour sa collaboratrice l'avait appellé pour lui annoncé qu'on avait retrouvé sa voiture sur un parking, la police avait conclu à un vol mais la PJ avait pris les choses en main...) Qu’il commençait à penser que Fernston était un labo avec des cobayes humains… Paul s’était alors souvenu du message resté non lu dans sa boite vocale. Il crut s’évanouir en l’écoutant. Patrick lui arracha le téléphone pour entendre à son tour. Il blêmit. Paul se leva brutalement, fit tombé sa chaise et bouscula le garçon de café, partit en courant en lançant un « je t’appelle ! ». C’était la seule chose dont il se souvenait… Maintenant il était face à Christian Chavalier, avec une sacrée migraine et une bosse sur la tête.

… Link était zen en apparence, mais bouillait d’inquiétude au fond de lui. Capucine avait beaucoup d’importance à ses yeux, en fait, il l’aimait profondément. Comme on aime tout à la fois une sœur, une amie, une maîtresse, une épouse... L’alchimie entre eux deux était parfaite. Et là, il était très inquiet… ils avaient fait les 400 coups ensembles (il avait enfin trouvé son homologue féminin !) Dans quoi c’était elle encore fourrée cette fois-ci ? Il se connecta à sa messagerie depuis l’ordinateur de Capucine et envoya un mail à Flav.

« Salut Captain Flav , ai besoin de toi. Urgent. Vie ou mort. Problème de clusters »

Flav lui avait demandé d'être toujours discrêt, d'en dire le minimum et d'attendre qu'il le contacte...

Auteure : BJC

Photo : Ephémère 1 Ephémère 2

Qui prend la suite ?

samedi 23 août 2008

Episode 40: Humanité 3.0

clé Le temps presse pense Capucine après les révélations de Sarah. Lui a-t-elle dit la vérité? Si tel est le cas, la réalité de Sarah et le destin de son petit garçon Charly sont liés à elle, Capucine Rabulot. Pouvoir enfin lutter efficacement contre cette saleté de cancer serait à l'évidence un espoir fou.

Capucine a laissé repartir Sarah tout en lui demandant de lui envoyer Flav. Elle a inventé une obscure histoire d'informatique qui ne fonctionne plus (sachant que c'est une des spécialités de Flav au sein du BJGRVCSC), pour obtenir son arrivée, seul, dans sa cellule/chambre. Il a dit pouvoir l'aider. Ca va être maintenant!

Elle a décidé de tenter le tout pour le tout. Si la vie d'un enfant est en jeu, il n'y a pas une minute à perdre. Elle s'installe devant son ordinateur. Se connecte à son blog, sort le ballotin de chocolats dont elle avait auparavant "menacée" Sarah et avale un à un les trois derniers.

Ces chocolats sont le lien de toute cette histoire. Puisque qu'elle est la descendante de celle qui possèdait le "code" seul un état de transe - les chamans sont passés par là bien avant elle! - seuls ces états semblent générer les conditions nécessaires aux "révélations": des dieux, des esprits, des codes...on vera bien.

L'effet caractéristique ne tarde pas à se faire sentir. Ses mains se mettent à pianoter sur son clavier. Mais il se passe alors un phénomène nouveau. Une phrase apparaît à l'écran dont elle n'est pas l'auteur:

- Tu es là, enfin.

Elle s'arrête.

- Qui es-tu?

Un instant, et la réponse apparaît:

- Tu ne peux savoir qui je suis, et pour cause. Je suis ta mémoire. La sauvegarde de ta vie.

...

- Je suis ta mémoire. La sauvegarde de ta vie.

- Raconte-moi.

- De part la spécificité de ton code génétique, tu as participé aux programmes EVY et Shambala. EVY, lutte contre le cancer et Shambala, vie éternelle - vieux mythe de vous autres humains. Les deux étants liés. D'un côté la lutte biologique contre la maladie, de l'autre un essai de transcendance via l'informatique. A l'époque du programme Shambala les sociétés Fernston et Shangrila - via Emile Fernston et Ashintya Rahas - se sont violemment opposées. Elles le sont toujours d'une étrange façon. Je suis issue du programme Shambala.

- Qu'est-ce que le programme Shambala?

- Au XXIème siècle, force a été de constater que l'humain consacrait de plus en plus de temps à l'informatique. Les sàd (services à domicile) se sont développés. Les technologies ont permis un considérable essort de ces derniers. On parlait de protection des données et de la vie privée; on s'affolait parfois; mais personne ne pensait réellement aux transformations en profondeur que ces usages allaient impliquer pour l'espèce humaine. Sauf peut-être des hommes comme Ashintya Rahas. Face à un monde de plus en plus violent, il décida de focaliser ses recherches dans cette direction, dans un but utopique et humaniste. Il constata d'abord que les données de la vie humaine quittaient la matérialité pour être "dématérialisées": photos d'enfance, souvenirs de vacances, diplômes, fiches de paies, documents officiels, films, musique...tout, petit à petit quittait les maisons, les cartons, les albums photos, les chaînes Hi-Fi, les lecteurs de DVD, pour se retrouver stocké sur des serveurs informatiques.

Ensuite, il s'intéressa aux mutations induites par la pratique quotidienne de l'informatique: qu'allaient-elles induire? Il mis au point un système de modélisation et certains outils statistiques. Il constata qu'à terme les principales évolutions seraient les suivantes:

- physiquement: transformation des muscles des avant bras et des mains; évolution des cervicales, dorsales et lombaires; évolution de la vision (mouvement des yeux sur les écrans, balayages, luminosité); évolution des modes de conexions neuronales liées au système "en arborescence" du web (et aux modes de pensée induits: simultanéité, etc).

- socialement: des individus interconectés, de moins en moins mobiles excepté virtuellement, et qui "délèguent" leur mémoire à des circuits électroniques.

Il a donc décidé de créer les premiers types d'individus réellement liés aux ordinateurs. Ou plutôt, de machines qui ne sont plus vraiment des machines, ni même des "robots", mais des circuits qui détiennent l'information de chaque individu. Il t'a choisie toi, pour la même raison que Fernston t'as choisie: ton code génétique "particulier".Toute la mémoire de ta vie a été ainsi "stockée", sauvegardée sur des disques externes, des serveurs dédiés, l'un en France, l'autre en Russie.

Se faisant, est advenu un évènement inattendu. Ashintya Rahas avait également stocké la mémoire d'un homme. Un autre individu qui possédait, comme toi, une anomalie intéressante. Vos deux mémoires virtuelles se sont trouvées (via le serveur Russe)...et vous êtes tombés amoureux. Les circuits électroniques ont soudain autogénéré leurs propres souvenirs. Ils en ont suprimé certains et remplacés d'autres. C'est ce qui a été nommé "téléportation neuronale". Chaque fois que tu connectes en étant sous influence du chocolat EVY , tes neurones et les circuits électroniques entrent, disons, en communication.

Tu retrouves tes souvenirs et, parmi eux, ceux de l'homme que tu aimes. Des milliards d'impulsions électriques et de bits informatiques sont produits, se connectent, parcourent la planète, passent sous les océans, sillonent les fibres optiques, traversent vos cerveaux. Synapses et circuits ne forment plus qu'une seule et même entité.

Synapse

Le code que tu veux retrouver est peut-être encore là. Peut-être pas. Je ne peux te répondre. Il te faut les rapeller, utiliser les mots clés qui ont été déterminés pour les mettre en mémoire. Il faut aussi que L'autre, celui que tu aimes, soit également dans le même état, au même moment et connecté. Aujourd'hui Fernston te retiens. Shangrila détient L'autre.

Flav fait irruption dans la cellule à cet instant précis.


Découvrez Linkin Park!

Auteur: Véronique

Qui prend la suite?

Crédit illustration 2et 1

vendredi 22 août 2008

Episode 39 : M. Ferstorn Emile

incantation- Pourquoi m’avez-vous enfermé ici au 25ième sous-sol et me faites-vous passez tous ces tests ? Et ces chocolats qu’ont-ils de particulier ? Et vous qu’elle est votre rôle ? Et …

Sarah l’interrompt.

- Si vous voulez que je vous apporte des réponses, ne posez pas trop de questions à la fois. Je vais vous expliquez les raisons de votre présence ici au sein de Fernstorn, dans ce 25ème sous-sol. Mais avant, relâchez-moi. Je ne m’enfuirai pas.

Capucine aide Sarah à s’asseoir tout en veillant à ce qu’aucun mouvement ne puisse lui échapper. C’est que la méfiance est vraiment de rigueur dans ce lieu futuriste. Sarah se lance alors dans une longue explication.

« Le fondateur de Ferstorn, M. Ferstorn Emile, était un ami proche de Milton Erickson, le fondateur bien connu de l’hypnose et la programmation neurolinguistique. Vous avez sûrement du voir son portrait dans la salle d’accueil lorsque vous êtes arrivées. »

En effet, je me rappelle très bien de ce visage austère qui dominait la pièce. J’acquiesçai d’un hochement de tête.

Elle poursuivit : « Fin gourmet, M. Ferstorn aimait le chocolat. Il avait sa boutique préférée à quelques rues d’ici. La chocolatière, une femme très séduisante selon ses dires, avait une maladie très grave, que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de cancer. Un jour, au cours de sa préparation de chocolat elle fit tomber par mégarde des framboises. Le mélange était une véritable réussite. La consommation de ce chocolat, devenu son préféré, semblait ralentir le développement de la maladie. Si bien qu’elle décéda des années plus tard, d’un arrêt cardiaque. Ferstorn avait un fils très malade lui aussi. Un cancer que les médecins ne pouvaient guérir. Chercheur moins reconnu que son ami, il décida d’approfondir dans cette voie possible de traitement. C’est tout naturellement qu’il a utilisé le chocolat à la framboise pour soigner cette maladie. Malheureusement, les résultats n’étaient pas ceux attendus. Il y avait donc autre chose chez cette femme qui avait permis cette guérison. En passant devant sa maison, un soir, il la vit auprès du berceau de son nouveau-né, chuchotant des incantations. Elle semblait être dans un état second, comme manipulée par des forces invisibles. M. Ferstorn était un grand voyageur, et il avait pu voir des pratiques assez proches dans les tribus indiennes. Il pensa alors que ses incantations de la chocolatière étaient la clé du traitement. C’est ce que les ethnologues nomme « codex ». Seulement, lorsqu’il voulu lui demander de bien vouloir lui transmettre ce code pour sauver son enfant, cette dernière en fut totalement incapable, ne se souvenant pas d’avoir eu un jour fait une incantation quelconque. C’est alors que M. Ferstorn s’est tourné vers son ami Erickson et à l’aide de l’hypnose a essayé de les récupérer. Mais en vain aussi, la chocolatière ne cédait pas à cette méthode. Après la mort de son enfant, Ferstorn a décidé de monter une société de recherche pour la lutte contre le cancer. Il a mis au point un composant particulier qui permet d’amener toute personne en état de transe et ainsi obtenir ces informations. Les chocolats à la framboise possèdent ce composant. »

« C’est très bien tout çà », coupa Capucine, « mais pourquoi m’avoir choisi à moi ? »

« Vous êtes une descendante de cette chocolatière. Vous possédez, inscrit au plus profond de vous, ces incantations qui pourront sauver la vie d’enfant atteint d’un cancer, comme mon petit Charly. Nous avons besoins de vous. »

Capucine revoyait le visage de ce petit garçon. Pauvre petit. La vie est si injuste.

« Et cette incantation elle soigne aussi les adultes ? »

« Nous ne savons pas. Nous pensons qu’ils ont été bien trop longtemps exposés à la pollution terrestre. Ce qui rend leur guérison difficile. Nous envisageons un programme spatial qui pourrait nous aider à mieux réussir. Il se peut que vous fassiez parti du programme. D’autres facteurs sont peut être à prendre en compte, c’est au moins ce que pense le BJGRVCSC.»

Qui prend la suite ?

Auteur : Patricia

Crédit photo murmade

jeudi 21 août 2008

Drôle d'emploi H-11

Plus que 11 jours pour terminer la saison 1 de Drôle d'emploi! Cette saga d'un été se doit de finir...avec l'été! Avis aux contributeurs: l'action va devoir s'accélerer (les terribles secrets vont devoir être bientôt révélés)!

Comme nous nous sommes finalement attaché(e)s à cette forme d'écriture, je me dis qu'il serait dommage de l'abandonner si vite et propose qu'une fois l'histoire terminée, nous réfléchissions à une saison automne/hiver (peut-être totalement différente, peut-être pas). A vos idées et suggestions en commentaires, et un petit sondage en prime (réponses multiples possibles!).

samedi 16 août 2008

Episode 38: Chocolat therapy!

bonheurchoc - Stop! Arrête Charly. Je ne veux plus jouer. Tu es un petit garçon adorable, mais je ne veux plus jouer!

- Comment ça Capucine? s'interroge soudain Sarah.

- Oui. A quoi rime tout cela?! Vous me gardez au 25ème sous-sol, me gavez de chocolat, me faites passer des tests et écrire des billets. Stop! je ne veux plus "jouer" à aucun jeu.

- Charly, remonte à l'appartement tu veux bien mon chéri? Allez...

- Oui m'man. Salut Capucine. Tu n'es pas très gentille.

- Désolée Charly! Une autre fois.

Dés que Charly a passé la porte et que le bruit de ses pas d'enfant s'est doucement éloigné, Capucine reprend.

- Cette fois, je ne vous laisse pas repartir comme ça. J'exige des explications!!

- Vous exigez! Elle est bien bonne! Je...

Sarah n'a pas le temps de finir sa phrase. Capucine lui a foncé dessus tête la première et la plaque au sol. La surprise passée, Sarah roule sur le côté et s'apprête à lui décocher un coup de pied digne de Miss Purdey au meilleur de sa forme. Capucine s'empare de la pile de dossiers posée sur l'un des bureaux et la jette à la figure de Sarah. Le temps qu'elle l'envoie promener à l'autre bout de la pièce d'un geste rageur, Capucine a eu le temps de saisir l'ordinateur et lui jette dessus avec l'énergie du désespoir - arrachant au passage tous les fils électriques. Sarah s'effondre.

Capucine redresse la chaise, traine Sarah dessus encore assomée et attrape les fils électriques qui trainent pour lui ligoter les mains et les pieds (avec des neuds costauds, souvenirs des leçons que lui donnait Paul quand ils faisaient de la voile tous les deux, et ironie du sort: ligoter ainsi la petite amie de son frère!).

Sarah émerge, secoue la tête et lui jette un regard sombre.

- Vous comptez faire quoi maintenant!...Je ne vous donne pas longtemps avant que la sécurité n'arrive.

- Ah! Peut-être, mais j'ai une petite surprise pour vous d'ici là! Celle de "l'arroseur arrosé"! Vous connaissez?

Capucine glisse sa main droite dans sa poche. Elle en ressort le ballotin de chocolats dont elle avait soigneusement préservé quelques exemplaires.

- Puisque je ne sais rien de ces chocolats, si ce n'est qu'ils provoquent des états de transe et d'écriture, disons, étrange, je crois que vous allez, comment dire, en faire une petite indigestion! Peut-être ainsi vais-je savoir, enfin, quelque chose!!

Le visage de Sarah se referme aussitôt.

- Non! Ne faites pas ça! Par pitié, n'en faites rien. Je ne peux pas manger ces chocolats!

- Je vais vous croire!

- Je vous jure que c'est vrai. S'il vous plaît! Pensez à Charly...

Capucine s'arrête. Et si cette vipère disait vrai. Après tout, c'est aussi une mère. Elle sort un chocolat de la boîte.

- Noooon! C'est bon, je...que voulez-vous savoir?

Auteur: Véronique

Qui prend la suite?

Crédit illustration

vendredi 15 août 2008

A vos plumes (enfin...claviers)

plume Oyez, oyez, chers lecteurs du feuilleton Drôle d'emploi, nous sommes au plus creux de l'été, mais ne me dites pas que certains ne sont pas derrière leurs ordinateurs!

Depuis le 10 Juillet, nous avons entamé la saison 1 de cette saga et sommes maintenant à 37 épisodes (quand même!), mieux que Lost et 24H réunis (toutes proportions gardées et avec beaucoup, mais beaucoup moins de budget!).

Que faut-il pour réaliser un "Drôle d'emploi"?

Des chercheurs d'emploi justement, une plateforme emploi (Régionsjob) & leurs imaginaires, goûts, inventions, collaboration, humour, souhaits, et obsessions (le chocolat!!).

En ce qui me concerne (vous l'aurez compris) j'adore écrire (...déjà, à 12 ans, j'écrivais des histoires sur une veille machine à écrire et...comment ça, ce n'est pas un billet perso?!). Donc, je veux bien écrire encore et encore des renondissements à Drôle d'emploi, avec plaisir!...Mais, vous vous lasseriez (<-vous allez vous lasser quoi!) et puis, ce qui est intéressant, c'est de devoir rebondir sur les billets des autres, grâce à eux!

Alors, avis par ici, toutes les plumes sont les bienvenues! N'hésitez pas, même pour un paragraphe (pour voir), ou une photo avec une légende (pourquoi pas), vous nourrissez ainsi l'histoire pour les pauvres chercheurs d'emplois qui prennent grand plaisir à écrire collectivement pendant les vacances!

Crédit Illustration

dimanche 10 août 2008

Episode 37 : le jeu du mot claque

vitrail.jpgSarah me regardait en souriant. Je ne savais pas interpréter ce sourire. Etait-il de défi ? Compatissant ? Triomphant ? Méfiant ?

L‘enfant se dirigea vers sa mère et se posta à ses côtés :

- Tu vois bien que c’est ma maman, je lui ressemble. Tu trouves pas, dis madame ?

- Si, si, je trouve…

Je ne trouvais surtout pas mes mots pour répondre. Et des questions, que je ne voulais pas poser, tournoyaient dans mon esprit.

Sarah ne faisait rien pour m’aider et attendait visiblement un premier pas de ma part.

L’enfant reprit :

- Et tu sais j’aide beaucoup ma maman et elle m’a dit que toi aussi tu voulais l’aider, que tu savais faire plein de choses amusantes. Tu es douée pour le jeu du mot claque ?

- Je ne connais pas le mot clac.

- Ah, et bien je vais t’apprendre. C’est pas dur mais il faut aller très vite. Viens je vais t’expliquer : tu t’assieds là avec cet ordi et moi de l’autre côté. On va commencer par le facile pour toi. Tu tapes un mot, il arrive sur l’ordi et puis je tape un pour répondre qui veut un peu dire la même chose ou qui va avec.

- Par exemple ?

- Ben, c’est facile quand même ! Là t’as une table et une chaise, ça va ensemble, ou bien une maman et un papa, ça va ensemble.

- Bon, bon, je comprends.

- Enfin les papas et les mamans, ça va pas toujours ensemble quand même… et après y a des amis de maman. Tu vois, j’écris papa, tu écris maman, j’écris ami, t’écris comité et comme ça…

- Tu habites ici ?

- Ma Maman elle veut pas que je te parle. Allez on joue… je commence. Et tu dois aller vite, si t’as pas répondu et ça sonne, t’as un mauvais point et au bout de 5, t’as perdu. Mais dépêche-toi, hein ! Les adultes ça va jamais vite. Et les autres jeux sont plus durs.

- Qui commence ?

- C’est moi je t’ai dit, et si tu mets le même mot 2 fois, ça sonne aussi.

Table, chaise, fauteuil, coussin

Sarah nous observait tout en préparant ce qui me semblait être une imprimante.

Oreiller, lit, chambre, pièce, bureau

Touloutouloutoulou

- T’as perdu un point ! Tu vas pas assez vite, je t’avais dit.

Effectivement, j’avais passé les 2 secondes !

Ordinateur, écran, internet, clavier

- Tu t’appelles comment ?

- Charly. Mais tu vas perdre si tu parles.

Touche, lettre, écrire, message

Je m’interrogeais sur le rôle de cet enfant. Sarah était-elle à la merci d’un quelconque chantage ? La noirceur de son âme la faisait-elle utiliser son fils à des fins terrifiantes ? Ou le comité souhaitait-il utiliser mes sentiments les plus innés et les plus profonds pour s’assurer de ma collaboration ?

Touloutouloutoulou

- Encore perdu, plus vite.

Transmettre, communication, information, phrase

Auteur : Touline

Qui prend la suite ?

jeudi 7 août 2008

Episode 36 : l'enfant...

Cela faisant maintenant 3 jours que Capucine était dans les locaux de Fernston, piégée au 25ème sous-sol dans sa chambre, ou plutôt sa geôle. Elle gardait le moral mais espérait à chaque bruit que ce soit les pas de Paul ou de Link venant la libérer. Ses journées, elle les passait à écrire des billets sous l’influence ou non d’hallucinogènes. Elle n’avait pas bien identifié les effets que ceux-ci avaient sur son écriture. Elle savait qu’elle écrivait plus vite mais que ces textes étaient ambigus, complexes… Elle avait beau avoir multiplier les billets, elle n’était pas sûre de leur publication sur son blog, comme on lui laissait croire. Naïve elle ? Pas trop !

Le plus dur était de ne pas avoir conscience du temps qui passait. 3 jours qu’elle était là ? Peut-être 4 à bien y réfléchir. Elle n’arrivait à prendre conscience du temps que grâce aux repas qu’on lui apportait. Café, c’est le matin. Viande, le midi. Poisson, le soir. Au moins, elle ne pouvait pas se plaindre de la nourriture, du moins « gustativement parlant ». Le plus dur était de ne pas savoir si on la droguait ou pas. Mais il fallait bien qu’elle mange. Elle n’allait pas non plus se laisser mourir. Elle avait le droit de sortir, oui, mais juste dans le sous-sol. L’ascenseur fonctionnait avec une clef, qu’elle n’avait naturellement pas.

Elle réfléchissait à ce qu’allaient être les semaines à venir si elle restait là. « Je vais devenir folle, il faut que je sorte. J’en ai marre, j’en ai maaaaaaaaaarrrrrrrrrreeeeee » hurla-t-elle au moment où un enfant apparu.

« Bonjour madame. Pourquoi tu cries ? »

Il ne devait pas avoir plus de 6 ou 7 ans.

« Mais mais, qu’est-ce que tu fais là mon bonhomme ? »
« Moi ? Je sauve le monde. Comme toi ! Je suis là pour aider ! »
« Pardon ?? Tu peux m’en dire plus ? »
« Non, ma maman elle veut pas que je te parle. Mais elle veut que je t’amène avec moi. Tu me suis ? »


Capucine suivit l’enfant. Il l’amena vers une salle qui lui était plus que familière, la salle de réunion. L’enfant ouvrit la porte et pointa son doigt sur une personne qui était de dos.

« C’est elle ma maman, elle veut te voir. »

La femme se retourna et Capucine fut ébahie de reconnaître Sarah.

c'est elle ma maman

Auteur : Evy

suite : épisode 37

mardi 5 août 2008

Episode 35 : Paul au 25 ème étage !

build-noir.jpg- Christophe Chavalier, pour me servir ? Enchanté, mais moins, beaucoup moins enchanté d'avoir été assommé par vos soins ! Ce fait nécessite quelques explications. Il faudrait m'en dire plus sur cet enlèvement, car il s'agit bien là d'un enlèvement !! Le motif a intérêt à être valable, Monsieur Chavalier.

- Certainement, Monsieur Rabulot, comme je vous l'ai dit, votre soeur a été comme vous choisie par la société Fernston pour ...
Soudain, plus de lumière dans l'immense bureau. La pièce se trouve dans une pénombre presque complète. Paul en profite pour se jeter sur Christophe Chavalier et l'assommer à son tour avec un presse papier ! L'homme s'écroule sur le sol avec un bruit sourd. Personne d'autre dans la pièce. Que s'est-il donc passé ? La lumière est pourtant de mise dans les tours environnantes !

D'un seul coup, la lumière revient.

Paul examine Chavalier qui semble dormir comme un bienheureux,
et rassemble ses esprits. Il ne peut sortir du bureau ; Chavalier a sûrement des sbires pour le protéger, étonnant qu'ils ne soient pas venus à la rescousse d'ailleurs, la coupure ne concernait apparemment que la pièce où il se trouvait ! Que peut-il faire maintenant, il regarde l'ordinateur qui se trouve sur le bureau de Chavalier ; il se précipite sur la machine pour tenter d'envoyer un message à l'extérieur ! il envoie donc un mail à son ami le hacker, forcément ! "Je me trouve au 25ème étage de la Tour Shangrila, help ! " Signé Paul, et prend soin d'effacer son message. Comment agir maintenant ? Chavalier va bientôt se réveiller et lui demander des explications. Il répondra simplement qu'il lui a rendu la monnaie de sa pièce, comme ça sur un coup de tête !

Auteur : Carole

Qui prend la suite ?

Episode suivant : épisode 36

dimanche 3 août 2008

Episode 34: Mondes parallèles

Tour2

Paul reprend connaissance. Il est dans le noir. Il se frotte la base du crâne, encore douloureuse. Il a à peine le tend d'essayer de comprendre où il est qu'une porte s'ouvre. Un homme élégant, la quarantaine, lui fait signe de se lever et de le suivre.

Ils sont maintenant dans une grand pièce lumineuse, sorte de bureau paysager, confortable, dominant un panorama d'immeubles et de tours.

- Je suis absolument navré de la façon dont nous avons du vous "convier" à venir nous rejoindre, mais nous n'avions pas d'autre choix. Vous étiez suivi et il fallait que les choses aient une tournure un peu, comment dire, spectaculaire.

- C'est le moins qu'on puisse dire! J'espère que vous allez m'expliquer rapidement...

- Oui, cela va sans dire, mais asseyez-vous, je vous en prie. Scotch, Bourbon? Pour vous remettre de ces malencontreuses émotions.

- Scotch. Quelle heure est-il? dit Paul joignant le geste à la parole.

- La bonne heure voyons! Bien, maintenant, je vous donne quelques éléments, c'est bien la moindre des choses. Vous êtes ici au 25ème étage du siège de la filiale française de la société Shangrila, basée au Penjab. A vrai dire, nous sommes des concurrents directs de Fernston, sur laquelle vous commencez à enquêter (oui, nous avons nos informations).

Achintya Rahas, notre dirigeant, est un ennemi personnel d'Emile Fernston, depuis que ce dernier - suite à ce que l'on peut vraiment nommer de l'espionnage industriel - lui a extorqué le projet Shambala, rebaptisé Codex Mediorum, dans une terminologie latine de circonstance. Des années de recherche et d'investissements...Bref, je ne tiens pas à entrer dans le détail pour le moment. J'en viens à ce qui vous intéresse. Votre soeur Capucine est chez eux comme vous le savez, et ce pour une raison précise.

- Mais!...

- Ne m'interrompez pas. Ce que ne sait pas Fernston, c'est, qu'étant son frère, vous avez également certaines, comment dire, certaines possibilités. Dans une moindre mesure, certes, mais nous allons faire en sorte d'améliorer tout ceci, disons, en vous gardant un peu auprès de nous...Au fait, je suis confus, je ne me suis pas présenté: Christophe Chavalier, pour vous servir, si j'ose dire!

Penjabshambala

Auteur: Véronique

suite : épisode 35


Découvrez Ravi Shankar!

Qui prend la suite?

Crédit photo et carte

Episode 33 : Paul recherche Capucine !

buro-gris.jpgCapucine pensa soudain à son frère Paul... Que devient-il donc ? pense-t-il à moi ? Elle sent bien que oui, bientôt il sera là, il viendra à son secours...Mais quand ? Elle se remémore de doux souvenirs vécus avec lui, il n'est pas possible qu'elle reste là, au moins vingt-cinquième étage, dans une cellule de 5 m2, entourée de mots et de mets en chocolat.
Non que ce chocolat soit désagréable, non, mais le fait d'être sequestrée gâche un peu le plaisir.

Effectivement Paul est en alerte : où est donc Capucine !!! Cette société Ferston est en cause sans aucun doute ! Et cette histoire de chocolat ? Paul est sûr que Capucine est en rapport avec cela. Il se souvient de leurs dégustations sublimes de pains au chocolat chaud, quelle odeur, quel délice ! bon, trêve de rêveries gourmandes, Capucine est en danger, il le sent au plus profond de lui-même. Il va falloir maintenant agir ! La seule personne qui puisse lui donner des éléments est Sarah. Il doit la recontacter et même, si besoin est, user de violence pour savoir ; il y va de la vie de sa soeur ! Même si dans sa jeunesse, elle était sujette aux fugues, il n'est pas normal qu'elle ne donne aucun signe de vie et ce message inquiétant qu'elle a envoyé !
Il décide donc d'aller chez Sarah, avec une arme.

En sortant de chez lui, le temps était nuageux, gris, la pluie menaçait de tomber par toutes petites gouttes toutes fines. Il commençait à désespérer : sa soeur disparue, la femme de sa vie sûrement mêlée à des choses intrigantes... Il marchait doucement quand soudain, il ne vit plus rien, quelqu'un venait de lui asséner un sérieux coup sur le crâne et il gisait sur la chaussée, personne aux alentours, à part celui ou celle qui l'avait assommé ! Chose bizarre, il n'était pas totalement inconscient : trois lettres tournaient dans sa tête, Evy, Yve, Vey, le manège enchanté, mais qui a bien pu frappé Paul, l'homme gentil sans ennemi ? Il se sentit transporté, transbahuté par une personne, déposé sans ménagement dans un véhicule. Il tenta de reconnaître les bruits alentours, et puis, plus rien, il sombra dans un sommeil profond...

Auteur : Carole

suite : épisode 34

vendredi 1 août 2008

Résumons...les 32 premiers épisodes!

résumé

Chers lecteurs,

depuis un mois qu'il existe, ou en sommes-nous de notre feuilleton chocolat-orange-framboise qui oscille entre SF, Polar (voir thriller!) et test de recrutement?

Rapellez-vous: vous pouvez vous y mettre cet été, textes courts ou plus longs, c'est selon.

Pour changer un peu, je vous livre une synthèse façon théâtre!

Le lieu:

. 25ème sous-sol de la société Fernston, Val de Marne (filiales en Russie, USA et une fondation "EVY, innovation for future", à Stadford (Angleterre).

Les personnages:

. Capucine Rabulot: chercheuse d'emploi, secrétaire de direction, célibataire.

. Paul Rabulot: frère de Capucine, journaliste, amoureux de Sarah (société Fernston).

. Link dit "Le chat", dit aussi "Mon hacker chéri": hacker donc, et - accessoirement - amant de Capucine.

. Emile Fernston: fondateur et dirigeant de Fernston S.A; président de la fondation EVY - innovation for future.

. Christophe Chavalier: officiellement DRH chez Fernston.

. BJGRVCSC: étrange comité exécutif chez Fernston, composé de: Flav (un allié), Ephémère (peut-être un allié), Ju (récalcitrant aux méthode Fernston), Fram (on ne sait trop rien de lui), JBoss (l'une des têtes), X (un homme d'une cinquantaine d'années, une tête au-dessus), et enfin Sarah (dite "Miss Purdey"), belle ensorceleuse, amante de Paul, dont le rôle pourrait être tenu par Nicole Kidman (une main de fer dans un gant de velours); elle n'a qu'une devise: peu importent les moyens, l'essentiel est d'arriver à ses fins!

. Patrick: meilleur ami de Paul, travaille à la DTE (Direction du travail et de l'emploi) et enquête sur Fernston.

. Le Chocolat: sous forme de ballotins à la framboise ou à l'orange; sous forme de codes à déchiffrer qui donnent différentes variantes de chocolats (noir, blanc, ou parfumés); sous forme de petits cubes brillants marqués du sigle EVY,provoquant à leur ingestion transes, cauchemars, écriture automatique; sous l'apellation CHNO (Cacao for Human Nature & Optimisation); et, en sandwiches avec des cornichons (si, si).

L'action:

Venue à la société Fernston pour passer un entretien en vue d'un potentiel emploi, Capucine se trouve très vite retenue à l'insue de son plein gré dans une cellule de 5m2 au 25ème sous-sol de Fernston.

Le BJGRVCSC lui fait alors savoir qu'elle a été "choisie", qu'elle est "l'élue", et qu'ils ont une mission pour elle qui s'inscrit dans le cadre d'un grand projet "pour le bien de l"humanité", dont la référence est Codex Mediorum.

Elle doit régulièrement manger des chocolats "EVY"(comme tous les membres du groupe), se soumettre à des tests sur des machines inconnues, et écrire - à partir de codes, de thèmes et de mots clés - des billets sur son blog emploi (outil qui sert à Fernston à repérer ses futurs "candidats").

Fernston a un moyen de pression sur elle, son frère Paul, manipulé par la très habile Sarah. Capucine décide alors d'alerter son ami hacker à l'aide d'un billet codé. Parallèlement, Paul commence à comprendre qu'elle est en danger et se met à enquêter sérieusement avec l'aide de Patrick et du hacker (le Chat), ce dernier rencontré dans l'appartement de Capucine, où il venait fouiner un peu pour essayer de l'aider. Ils sont d'autant plus en alerte que "EVY - innovation for future" (filiale de Fernston) publie justement un communiqué de presse - largement diffusé - dans lequel la fondation indique des travaux de recherche qui auraient abouti à trouver un nouveau médicament contre le cancer, via une molécule issue du cacao: le CHNO. On y découvre aussi le personnage de Emile Fernston.

Au cours des tests qui sont imposés à Capucine, elle écrit - en transe - un billet qu'elle efface aussitôt, suite à la mise en garde de Flav et Ephémère ("ne leur donnez pas le code"). A la lecture de ce billet elle se découvre des souvenirs incertains de quelqu'un pour qui elle aurait un amour profond; elle y fait aussi d'étranges parallèles entre le cerveau humain, le web et les ordinateurs. D'ailleurs, Paul en témoigne peu de temps après en disant qu'il l'a entendue parler dans son sommeil de "téléportation neuronale". Il semblerait que Capucine ait connu des périodes où elle disparaissait sans explication, ni souvenir. Paul commence aussi à comprendre que son bel amour, Sarah, à qui il souhaite proposer une vie commune, que "sa" Sarah travaille pour Fernston, la société qui tient sa soeur prisonnière....

Auteur: Véronique

Crédit photo Serge K.Keller

mercredi 30 juillet 2008

Episode 32 : les petites antennes de Paul

homme téléphone Paul avait à peine tourné les talons que son téléphone sonnait... Sarah. Un coup d’œil furtif à droite et à gauche lui permit de trouver la petite porte qui menait sur l’arrière petite cour du bâtiment. C’était une cour bétonnée sur laquelle donnaient toutes les fenêtres des chambres des locataires et au fond de laquelle se trouvait une buanderie où chacun rangeait poussettes et vélos. Quelques géraniums pendaient aux rambardes des balcons, quelques fringues mouillées aussi. Paul chercha des yeux la fenêtre de Capucine. Rien de suspect.

- « Bonjour toi ! Tu m’appelles pour me dire que je t’ai manqué hier soir ? »
- « Bonjour Paul, bien sûr que tu m’as manqué… »
Le ton de Sarah n’était pas forcément celui d’une femme amoureuse, ni celui d’une femme à qui il aurait pu manquer. Les petites antennes de Paul se mirent en activité malgré lui.
- « ça n’a pas l’air d’être la grande forme ? Ils te laissent au moins un peu dormir dans ton labo ? »
- « Bien vu… je suis exténuée, du boulot par-dessus la tête. Paul… je suis sincèrement désolée mais je pense qu’on ne va pas se voir pendant un petit moment. Ma mission se précise, nos avancées font de grands pas chaque minute et ils ont vraiment besoin de moi ici. »
- « Mais Sarah… »
- « Paul, ne fais pas l’enfant… après on aura tout le temps pour nous OK ? De toute façon je te rappellerai. Profites-en pour faire un peu de place pour moi chez toi… »
- « Comment… mais comment tu sais ?? »
- « Tu parles beaucoup la nuit, Paul… désolée mais je connais tes projets depuis quelques jours déjà ! »
- « Et… Et tu acceptes ? Tu viens vivre chez moi ? »
- « Fais de la place pour l’instant c’est tout ce que je peux te dire… je te rappelle plus tard. Je t’embrasse… »
- « Sarah ? »...
Sans attendre la suite, Sarah avait déjà raccroché. Frustré et intrigué (c’est bien la première fois qu’on lui disait qu’il parlait la nuit. C’était plutôt l’habitude de Capucine) mais quand même heureux, Paul raccrocha à son tour et repartit sans avoir remarqué que le rideau de la chambre de Capucine bougeait imperceptiblement…

chat ordi Link regardait la porte fermée depuis quelques instants sans bouger quand il perçut la sonnerie du portable de Paul. Il se rapprocha de la porte, l’entrouvrit juste à temps pour voir Paul se diriger vers la cour. Il se déplaça, tel un chat, jusqu’à la fenêtre de la chambre de Capucine. Au travers du voilage bleuté, il distingua Paul qui inspectait les environs. « Trop méfiant pour être honnête » pensa il et il ouvrit très silencieusement la fenêtre. Les quelques mots qu’il entendit lui firent croire, à juste titre, que ce n’était pas un coup de fil pro. « Sarah… Tiens tiens ! Capucine n’est donc pas la seule à avoir des secrets ? Un point partout ! Bon il a l’air clean l’asticot… OK il a une Julie mais Capucine lui a bien caché leur relation… faisons lui confiance. De toute façon, j’ai besoin d’aide sur ce coup là…»

Link attendit la fin de la conversation pour revenir à son inspection de l’appartement. Heureusement Paul ne s’était pas posé la question de savoir comment il était rentré et n’avait pas remarqué les deux tasses à café laissées sur la table de la cuisine, souvenir d’un réveil à deux. En passant devant le bureau de Capucine, il alluma machinalement le PC. « Pass Word » Voyons voyons… avant de cracker le mot de passe, Link tenta deux ou trois petites idées et la quatrième fut la bonne : "acrostiche". Capucine avait sollicité l’aide d’un "parrain" pour la création de son blog, elle le surnommait Cyrano. C’était un fan d’acrostiches et Capucine s’amusait de ses commentaires déposés au fil des blogs et souvent rédigés en acrostiches. Elle trouvait ça génial… mouais… facile ! Il sentait monter une petite pointe de jalousie aussi il se plongea dans les dossiers du bureau.

Pas de messages parlants, des alertes OuestJob, Anpe et Apec, son horoscope « faites attention à votre santé, il serait peut être temps de cesser les sucreries. Côté professionnel, si vous êtes à la recherche de changement vous allez être servie, allez de l’avant et guettez les opportunités », quelques spam et autres pubs vulgaires… Côté agenda, le dernier RDV qu’elle ait noté était avec un certain Mr Chavalier à Fernston justement, lundi à 8h30. Retour dans la messagerie à la recherche de la convocation à l’entretien pour identifier l’adresse IP. « Bingo ! 102.9.104» Il manquait quelques chiffres mais c’était la seule piste sérieuse qu’il avait. Sitôt trouvée sitôt notée, puis Link alla sur le blog de Capucine.

Sur son billet « du nouveau ? », quelques commentaires, ceux de ses copines habituelles et virtuelles, de son Modérateur. Rien de transcendant. Link cliqua machinalement sur rafraichir. Le temps d’attente était anormalement long… Soudain un nouveau billet apparut, il n’était pas au bout de ses surprises…

Pendant ce temps là, Paul fonçait au pas de course au journal. Les idées s’entrechoquaient dans sa tête à vitesse grand V. Comment Capucine avait pu se mettre dans un tel pétrin ? Pourquoi ne lui avait-elle jamais parlé de ce « chat » branché ? Comment était-il entré dans l’appartement ? C’est marrant qu’il ait parlé de Flav , était-ce le même que celui qui animait ce blog plein de trucs et d’astuces pour les blogs sur lequel Paul surfait souvent ? Et Sarah… alors elle savait ?

De fil en aiguille, Paul se retrouva devant la porte du journal.
- « Ah enfin ! »
Paul sursauta, Patrick était campé devant lui, un journal sous le bras, l’air complètement pétrifié.
- « Bah ? Qu’est-ce que tu fais là toi ? t’avais pas une réunion ? »
- « j’ai tout annulé Paul, t’as lu les journaux ce matin ? »
- « Le mien en t’attendant chez Lucette. Pour la revue de presse, j’arrive à peine… qu’est ce qu’il se passe ? »
- « Fernston… ils parlent de Fernston»
- « et merde ! je croyais que tu gardais les scoops pour ton meilleur ami !?! »
- « c’est un communiqué de presse par une de leur filiale EVY au sujet d’un médoc contre le cancer à base de chocolat… »

Paul n’entendit pas la suite et crut qu’il se liquéfiait… Il suivit machinalement Patrick qui l’emmenait lui semblait-il à la terrasse du troquet d’à côté. EVY ? E.V.Y. ? Comme les initiales sur le jogging de Miss Purdey ? Non ce n’était pas possible… Il crut que le sol se dérobait, EVY, chocolat… Sarah… les chocolats de Sarah... Le ballotin pour Capucine... une coïncidence… c’est rien qu’une coïncidence… Mais sans savoir pourquoi, pour la seconde fois de la matinée, ses petites antennes se mirent en alerte…

Auteure : BJC

suite : épisode 33

Crédit Photo 1Photo 2

Episode 31 : Le communiqué de presse

Ju sortit de son appartement pour se rendre, comme tous les jours au travail. Il avait laissé la veille Capucine avec Sarah.

Lui qui avait été recruté voilà déjà 5 ans n’adhérait pas à ces méthodes, qu’il jugeait barbares, de recrutement. Prendre quelqu’un au dépourvu comme ça, lui dire qu’il va passer un entretien et l’enfermer pendant une durée X qui dépend du candidat et de sa bonne réaction aux demandes, il avait connu. Et oui, lui aussi avait été recruté ainsi, comme tout ceux et celles qui travaillaient à Fernston. Lui n’avait pas de famille, ses parents étaient décédés, pas de frère, pas de sœur, pas de petite amie ni d’enfants. Il n’avait pas résisté longtemps ! C’était Sarah qui l’avait recrutée. Elle était la meilleure dans son domaine pour trouver les « bons candidats ». Après 6 mois de travail à Fernston, ils étaient même devenus amants, mais cela ne voulait pas dire grand-chose pour Sarah. Elle ne faisait que ce qui lui apportait quelque chose. Au bout d’un certain temps, elle avait compris que cette relation ne la mènerait à rien et avait rompu sans ménagement.

Ju commença a avancer dans la rue. Au coin, il pris un café à emporter dans son magasin préféré. Puis il traversa la rue et se dirigea vers le tabac presse du quartier. Il acheta son journal et attendit son bus à son arrêt. Il commença à lire le journal et s’arrêta sur un encart en seconde page : « La fondation EVY Innovation for Future déclare avoir trouvé un remède miracle au cancer ! ». Son regard s’arrêta sur la photo relative à l’article : un homme en costume noir, la cinquantaine, au look très « cadre dynamique ».

« Tiens, c’est monsieur Fernston… »

Il commença à lire l’article :

«La fondation EVY Innovation for Future est une fondation qui met en place des fonds pour la recherche. L’entreprise principale qu’elle finance est la fameuse société Fernston, du nom de son fondateur, Emile Fernston, ici en photo devant sa société à Rungis, Val-de-Marne. La fondation EVY a fait une découverte très intéressante dans le domaine médical. Cette découverte exceptionnelle nous a été présenté via un communiqué de presse dont voici la teneur :
La fondation EVY Innovation for Future est en place depuis maintenant des dizaines d’années. Son influence dans des milieux tels que la biotechnologie, la recherche médicale et le développement de médicaments pour le Tiers Monde en fait un des piliers dans le monde de la recherche scientifique. La société Fernston de Rungis, Val-de-Marne a été l’une des premières entreprises à être financée par nos projets. Dès les années 1980, la société Fernston s’est vu offrir de nombreuses subventions pour développer les concepts de « Médication par la nature » et de « Développement médical par l’environnement ». Le projet qui arrive à son terme et qui a donné des résultats plus qu’encourageants concerne une plante méconnue et pourtant utilisée depuis des siècles, le cacaoyer, ou plutôt la substance que l’on peut en tirer : le chocolat. Ce projet s’appelle « Cacao for Human Nature & Optimisation»
Notre découverte va révolutionner le monde de la médecine. Nos recherches montrent en effet qu’un chocolat pris de manière très spécifique, avec une teneur d’éléments chimiques que nous avons identifiés, augmente de manière significative les chances de ne jamais avoir de cancers. Nos résultats seront publiés prochainement dans une grande revue scientifique et les premières productions sont programmées pour dans 3 mois !»

Julien ferma le journal.
« Cacao for Human Nature & Optimisation. Cette publication n’est pas la bienvenue. Capucine va découvrir tout ça trop rapidement. Cacao for Human Nature & Optimisation… CHNO… C’est évident pourtant. Pourquoi ont-ils publié cela ? D’un autre côté, le coup du « on va sauver des gens avec nos chocolats », c’est plutôt bien vu ! »

CHNO


auteur : Evelyne

suite : épisode 32

mardi 29 juillet 2008

Episode 30: Les recherches commencent

searching for Paul et Link (alias "le chat") sont toujours dans le salon de Capucine.

- Bien, on va procéder de la façon suivante, déclare Paul. Vous, vous allez activer vos contacts - enfin, vos "potes" - sur Fernston. Vous cherchez tout ce que vous pouvez et vous vous préparez à leur chercher des noises; enfin, à leur pourrir la vie si vous préférez.

- ?!

- Vous faites en sorte de pouvoir trouver une faille et entrer chez eux par n'importe laquelle des sociétés; de préférence celle qui est en France, puisque c'est là qu'est Capucine apparemment.

- OK. M'enfin, c'est pas si simple.

- Bon, vous êtes hacker où quoi?!

- Oui. Mais les gens se font des idées, des délires, enfin des "fantasmes"!

- Ecoutez, la vie de Capucine est peut-être en jeu; enfin, je n'en sais rien, mais il ne faut négliger aucun détail. Moi de mon côté, je vais poursuivre l'enquête "sur le terrain". J'ai un ami-pote (le chat lève les yeux au ciel), oui, bon, enfin, qui peut m'aider. Moi aussi je vais commencer à m'énerver sur la question! Ils vont voir de quel bois je me chauffe!!

Silence.

- Pauvre Capucine. Vous savez, elle est à la fois très forte, et fragile aussi. Depuis que nous sommes tout petits, c'est elle qui a toujours été de l'avant! Et puis, par moments, on ne sait jamais pourquoi, elle a comme qui dirait, des absences. En fait, ça a commencé quand elle avait vingt ans (nous n'avons que deux ans d'écart). Un été, elle a fait une, enfin, une fugue, il faut bien le dire. Pas de nouvelles pendant huit jours!! Vous vous rendez compte?! Non, vous ne vous rendez pas compte! Et, figurez vous qu'au retour, impossible de savoir où elle était passée! Elle qui me raconte toujours tout...là, rien. Une vague histoire d'amourette mais, je n'y ai jamais vraiment cru, et..

- Hey! A vingt ans, tu t'inquiètes parce que ta soeur disparaît huit jours! T'es ouf ou quoi?! Elle vit sa vie ta soeur, d'ailleurs...

- Quoi?!!

- Cool! J'ai rien dit. Mais, c'est vrai qu'elle est mignonne ta soeur! Moi j'avoue que...

- Bien. N'ajoutez rien. Laissez-moi finir. Donc, le pire, c'est que ça c'est reproduit - d'ailleurs, c'est pour ça qu'au début ce coup ci, je ne me suis pas inquiété - elle a "disparu" ainsi deux autres fois depuis. Et, à chaque fois, elle était, disons, rêveuse ou un peu absente...Je ne sais comment dire...

- M'ouais, tu veux dire qu'à chaque fois elle était amoureuse, moi je te le dis!

- Non, ce n'était pas ça. Un soir, elle a dormi chez moi après son "retour". Pas très grand chez moi et je l'ai entendu parler la nuit. Elle semblait parler de choses, comment dire, vraiment étranges. Vous allez vous moquez de moi...

- OK, c'est bon!

- Eh bien, j'ai entendu des mots comme "codes", "chocolat" et aussi "téléportation neuronale" - je vous jure que c'est vrai, ça ne s'invente pas ces trucs là. Le lendemain, j'ai voulu lui en parler mais: rien! Pas même le souvenir d'un vague rêve. Elle avait juste l'air un peu triste.

- Bon! J'en sais rien moi! C'est vrai que c'est curieux, mais y a pleins de trucs curieux! On ne va pas rester là à tchatcher pendant que ta soeur se fait cuisiner! Non, je plaisante là! Je l'aime bien Capucine. Let's go Santiago! Moi, je bosse la nuit (décalage horaire oblige avec mes potes aux States), mais je peux faire pas mal de choses d'ici là! J'ai un pote par ici, Flav, qui est tout le temps sur le web, enfin, disons qu'il a ses entrées, je vais le twitter, personne n'y vera rien.

- "Twittez" qui vous voulez, du moment que c'est efficace! Je vous laisse mon numéro de portable et mon mail, on fait le point en fin de soirée.

Paul et le Chat se séparent. Au même moment la Fondation EVY- "Innovation for Future", basée à Stadford (Angleterre) publie un communiqué de presse.

Auteur: Marie

suite : épisode 31

Crédit illustration

Episode 29 : Réflexions...

Reflexion Le billet écrit en situation de transe décrit une manipulation biologique du cerveau sur les hommes. Certaines couleurs, certains sons et l'absorption de chocolat à la framboise provoqueraient un état secondaire. Certaines émotions seraient alors contrôlées. Mais pourquoi faire ? Quel ce "codex" qui m'a été transmis et dont je n'ai conscience !!!

Je reviendrais plus tard à cette question. Je me dois d'avertir Le chat et Paul de ma situation.

« Décoration d’intérieur. Coup de folie, besoin de changement, j’envisage de modifier la décoration intérieure de mon bureau. Je ne serai pas seul, enfin je crois. J’ai rencontré deux personnes très sympathiques. Il me suffira de leur demander leur aide. Ma pièce est étroite. L’absence de fenêtre m’étouffe un peu. J’envisage de placer un décor paysager vu de l’extérieur. J’aime la ville et plus particulièrement le quartier de Montparnasse. Une vue aérienne du quartier serait idéale pour donner de l’espace. Les murs seront tapissés de papiers peints à dominante orange et framboise. Je change aussi le design de mes meubles très années 70. Ils sont marrons plutôt chocolat. La statuette de chat est placée sur la commode où je range tous mes dossiers de voyage. En ce moment, je rêve d’une délicieuse viennoiserie de chez Paul, peut être viendra-t-on m’en offrir une … »

Sarah entre dans la pièce. « Mais vous n’avez rien mangé ? » me demande-t-elle. « J’étais dans mes pensées, mais je vais manger, si vous voulez bien me laisser un peu plus de temps. », dis-je. « Aucun problème, mais cela va être froid. » « Ce n’est pas grave. » « Ok, c’est comme vous voulez. Je repasserai dans 1 heure. » Puis, elle ressortit en fermant la porte derrière elle.

« Dans une heure ! », le temps ne correspondait plus à rien. Aucune horloge, aucune fenêtre. Impossible pour moi de suivre le levé et le couché du soleil. Depuis combien de temps étais-je enfermée dans ce sous-sol. Un jour, deux jours, une semaine. Mes délires, mes transes, depuis combien de temps durent-ils ?

La panique commence à s’installer en moi. « Que va-t-il m’arriver ? Mon amour vient vite à mon secours, je t’en prie, ne me laisse pas seule. Je n’en peux plus. J’étouffe. » Je mets en ligne mon billet. Le Chat et Paul lisent toujours mes billets. Ils comprendront et viendront à mon secours. Ne m’abandonnez pas.

Je déjeune enfin. Ce repas est une pure merveille. Mon esprit ne peut se détourner de ce mystérieux billets écrit en situation de transe. Il décrit une manipulation biologique du cerveau sur les hommes. Certaines couleurs, certains sons et l'absorption de chocolat à la framboise provoquerait un état secondaire facilement contrôlable par une machine. Le stress serait alors inhilé grâce à cela et permettrait ainsi le contrôle total du cerveau. ... Mon Dieu, ce n'est pas possible, Je dois me tromper. Il y a une erreur dans mon raisonnement. J'ai oublié des données. ...

Pendant ce temps, Paul et le Chat poursuivent leur enquête.

Auteur : Patricia

Photo : vue sur Paris depuis le 56ème étage de la Tour Montparnasse prise par Patricia herself

Suite épisode 30

dimanche 27 juillet 2008

Episode 28: Un signe?

Flav est reparti aussi rapidement qu'il est arrivé. Je vais le surnommer"flash"! Suis là, suis pas là. Hyper rapide. Et toujours sans prévenir.

flashooflash

Enfin, je lui dois une fière chandelle. A Ephémère aussi semble-t-il. Mais que font-ils ces deux là? "Ne leur donnez pas le code" a souligné Flav. Quel code? Je veux bien ne pas le donner, vu que je ne l'ai pas. Ou plutôt si, j'ai une sucession de codes, mais je n'arrive pas à faire le lien entre eux.

Temps, Orange, Chocolat, Départ, Attente, Retour, Signe, Etoile, Intensive, Test: ça se sont les mots que j'ai pu isoler et qui reviennent fréquemment.

Tiens d'ailleurs, qu'ai-je bien pu écrire comme billet en étant "en transe"?! Un coup d'oeil à l'écran. Autant corriger le tir si besoin avant que Sarah n'arrive. Je découvre le texte:

"Départ. C'est l'heure du départ. Mon bel amour il est temps pour moi de te laisser aller. Tout depuis maintenant ne sera qu'attente. Chaque jour n'existera plus qu'au moment des conexions. Cet unique moment pendant lequel nous pourrons communiquer. Prends tes EVY surtout. Je sais, mais il te les faut. C'est ainsi. Les serveurs externes sont prêts. N'oublie pas ce que j'ai stocké pour toi sur CHNO. Tu me promets? Oui, c'est une ligne dédiée, sécurisée, enfin tu le sais, et les CHNO passent par le neocortex. Pourquoi avons nous fait cela? Ne regrette rien, jamais. Les souvenirs et les rêves, mêlés, ainsi est notre nature. Va, ne te retourne pas."

neurone ia

...mais qu'est-ce que c'est que ce texte? Un pur délire. Comment ai-je pu écrire une chose pareille! Et pourtant. Pourtant, il a une vague résonnance. Comme une nostalgie. Une couleur orange et bleue. Blues. Pourquoi? Comdannée à poser autant de questions sans réponses que de billets publiés sur ce blog auquel ils semblent tant tenir!!

Sans vraiment savoir pourquoi, Capucine clique alors la case "supprimer"en bas de son billet. Une nécessité, vite, avant que Sarah n'arrive.

Troublée, émue, seule; en une solitude profonde, qui semble venir de loin.

Elle lève à nouveau les yeux sur cet écran si familier. Une larme, petit détail humide sur sa joue, descend jusqu'à son menton.Ses doigts se remettent à parcourir le clavier. Machinalement cette fois, dotés de cette dextérité qui lui vient de sa longue pratique, comme un prolongement d'elle-même. Un nouveau billet voit le jour.


Découvrez AaRON!

Auteur: Véronique

Qui prend la suite?

Crédit photo 2, photo 1

Episode 27 : Transe

hypnotiqueTout cela est appétissant. Mon estomac n’a pas eu l’occasion d’honorer un tel festin depuis mon arrivée. Que ce merveilleux repas est tentant. Je prends la fourchette en plastique mise à ma disposition et m’apprête à manger lorsqu’une idée me traversa l’esprit. Cette nourriture est riche et goûteuse, tout comme ce chocolat étrange que l’on veut à tout prix me faire avaler, y aurait-il un lien ?

Mes pensées se mettent à tourbillonner : « TEMPS, CHOCOLAT, DEPART, FILIALE, ORANGE, RETOUR, SIGNE, ETOILE, ... » que cela veut-il bien dire ? « Nourriture abondante, petit chocolat, … » Je ne comprends pas. Tout semble si éloigné, si différent. Faut-il les associer ? ou les opposer ? Le lien est-il dans leur sens, dans leur fonction, dans leur étymologie. Je recherche au plus profond de moi tout ce qui pourrait m’aider à comprendre. La nourriture stimule la pensée. La sérotonine favorise les influx nerveux. La consommation de chocolat est plus abondante dans certaines situations. Ma pièce est étroite, j’ai l’impression d’étouffer. Moi qui aime les grands espaces me voici oppressée. Et Paul que fait-il ? va-t-il pouvoir me retrouver ? je dois lui indiquer ma position. Comment faire ?

Capucine est en transe. Elle vient d’entrer dans un état second. Son corps est immobile. Son regard est fixe devant son assiette encore pleine. La musique continue, répétitive et hypnotisante. Elle saisit son clavier, ouvre un son blog et commence à rédiger un billet. Jamais elle n’avait jamais tapé aussi vite. Elle semblait contrôlée par une puissance extérieure. La page se remplissait sans que le regard de Capucine ne bouge. Avait-elle succombé aux troubles expériences de ce laboratoire clandestin.

Des bruits de pas raisonnent dans le couloir et s’arrêtent devant la porte de la chambre de Capucine. Flav s’empresse de débrancher la boîte d’alimentation de la chambre, coupant de ce fait le système de surveillance. Au même moment, Ephémère plaçait une cassette vidéo préenregistrée au centre de surveillance. Flav entra.

Capucine ne réagit pas. Il était trop tard, la musique avait eu raison d’elle. Flav éteint la musique et d’une voix calme chuchota à l’oreille de Capucine. « votre corps est détendu. Vous êtes calme. Je vais compter jusqu’à trois et vous vous réveillerez. Vous vous sentirez bien reposer. Un … Deux … Trois … » Capucine ouvrit les yeux et voyant Flav : « Mais que faites-vous ici ? que ce passe-t-il ? Je ne me souviens plus de rien ? ». Puis regardant son écran, elle vit son nouvel article. « Flav, expliquez-moi, que m’arrive-t-il ? ». « Vous avez été hypnotisée à votre insu. La musique qu’on vous a fait écouter comprend des sons subliminaux. Ils permettent de stimuler votre cerveau et guide vers des comportements précis et attendus. Il était impossible pour vous de vous en apercevoir. Vous êtes tombée en transe et votre subconscient a guidé vos pensées. Vous avez écrit un billet mais, je suis arrivé à temps. Vous ne l’avez pas encore publié. Ephémère vient de modifier les systèmes pour que la musique continue de passer en boucle sur votre vidéo de surveillance, mais sans vous affecter. Dans une demi-heure, Sarah reviendra chercher votre plateau et voir votre billet. Ne leur donnez pas le code, je vous en prie. Je vois que vous n’avez pas touché à la nourriture, soyez sans crainte, elle est saine. Je dois vous laisser. Soyez prudente. »

« Flav, ne partez pas … expliquez-moi ce qu’ils attendent de moi … ». Trop tard Flav est reparti.

Auteure Patricia

Qui prend la suite ?

Episode 26 : code musical ?

On veut me faire jouer avec les couleurs ! qu'à cela ne tienne ! l'orange a un rayonnement intense ; il possède une luminosité solaire et dans la palette des couleurs, s'il est poussé jusqu'au rouge-orangé, il atteint le maximum d'énergie chaude et active. Dans "l'Art de la couleur", de Johannes Itten, on apprend aussi que l'orange, fastueux, exprime facilement l'orgueil et le luxe extérieur.

Pourquoi cette couleur dans un ballotin de chocolats à la framboise ? Encore une nouvelle saveur ? ou tenterait-on de m'empoisonner petit à petit ? Me voici entrain de délirer ...

Je voudrais tant que Christophe Chavalier, ou l'un de sa bande, me donne la VRAIE raison de ma présence ici. De quels éléments disposai-je ? une mission dans l'espace, du chocolat, un code mystérieux...
Mes idées ne sont plus très claires et je commence à désespérer d'avoir une réponse, quand soudain à 12h00, Sarah m'apporte un déjeuner hors du commun : des plats régionaux !! En entrée : un soupe de cresson, ensuite un colombo du tonnerre, et une part de pompet aux pommes. Enfin un repas digne de ce nom !!
En accompagnement ; pas de chocolat cette fois-ci, mais un cadeau (!) de la part de Sarah : un intermède musical qui peut-être me mettra sur la piste qui sait ? Une chanson que je ne connais pas surgit de nulle part ...




Auteur : Carole

Suite : Episode 27

samedi 26 juillet 2008

Episode 25 : un billet codé

orange.jpgJe m’effondre sur le petit lit. Mes tempes continuent de picoter et je sens monter un vertige. Des E et des I tournent autour de la pièce. Je jette rageusement le ballotin de chocolat contre le mur. Vais-je continuer à me laisser faire par cette bande d’hurluberlus ? Que fait Paul ? Et Flav ? Un allié ou un espion ? Et si je ne leur obéissais pas ?

Finalement, ils ont besoin de moi. Ils ne peuvent pas me maltraiter. Bon.

Donc ils ne peuvent pas me laisser mourir de faim. Re-bon.

Je ne risque pas grand-chose.

Alors je ne fais rien.

Ah, ils seront bien ennuyés.

J’ai dû somnoler quand la pensée de Paul me fait bondir. N’ont-ils pas dit qu’ils s’en prendraient à Paul ?

Je recherche fébrilement le texte qu’ils m’ont donné auquel je n’ai même pas encore jeté un coup d‘œil. Texte qu’ils ont récupéré, ont-ils dit. Récupéré d’où ? Pourquoi récupéré ? Rien autour de moi.
Sur le mur en face de moi, je vois que les chocolats ont laissé des traces orange en s’écrasant. Orange ? Pourquoi orange ? Pour des chocolats à la framboise, c’est bizarre. Et inquiétant. En me levant pour m’approcher et examiner les traces, un bruissement se fait entendre. Ouf, voilà le texte.

Un coup d’œil rapide sur le texte me fait me rasseoir – retomber plutôt – sur le lit. Le texte est celui de mon dernier billet, publié ici, celui que j’ai codé pour mon hacker préféré ! Hasard ? Ont-ils soupçonné quelque chose ? C’est pour me tester ? Ce sont eux qui m’ont demandé de publier un texte « banal ». Que puis-je décrypter d’un texte que j’ai écrit et codé ?

Je m’assieds au bureau, pose le texte et pour une fois armée d’un crayon et d’une feuille au lieu du clavier, je trace des mots :

D’un côté :

CHNO EVY CTNRIAIALOLBN BJGRVCSC THEO BROMA

Et de l’autre j’essaie d’isoler des mots significatifs de mon billet :

Temps Intensive Estivale Test Départ Filiale Attente Retour Signe Etoile

Je retire estivale et filiale qui, même s’ils riment, ne me semblent pas aller avec les autres. Il reste : temps, intensive, test, départ, attente, retour, signe, étoile

Cela peut donner :

L’attente du départ, le signe du retour, le test du temps, l’étoile intensive

Je suis loin du chocolat !

L’étoile intensive est-elle le signe du retour ? Et l’attente du départ est-elle le test du temps ?

Un fou-rire nerveux me prend : là, c’est du Fort Boyard et ses vendeurs de temps ou je ne sais plus quoi. Je perds le mien de temps ! Et Paul ? Puisqu’il faut publier, je m’y remets !

Auteur : Touline

suite : épisode 26

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