Episode 17 : Circuler librement
Par Carole Tissier le jeudi 17 juillet 2008, 23:54 - L'aventure 1 - Lien permanent
Sarah envolée, l’atmosphère semble moins pesante. Pourtant, je me sens prise au piège, épiée sans doute par une caméra ou deux cachées dans quelques recoins. Echafauder un plan pour communiquer via le blog, imaginer le début d’un récit et proposer à mes visiteurs d’imaginer des suites, à moi de les orienter et crypter le récit afin de me faire comprendre au moins de mon frère et mon Hacker chéri…cette idée me rappelle vaguement quelque chose, est-ce que cela pourrait marcher ?
Mais comment réfléchir dans cet endroit, cette pièce épurée m’étouffe, je suffoque, apportez-moi de la Dulux Valentine que je repeigne tout ça. Je rêve de tapis d’Orient, de Kilim, de sofas profonds aux couleurs chaudes. Je voudrais être à ce moment une chauve-souris suspendue au plafond, étendre mes ailes de velours noires et prendre mon envol jusqu’à la sortie de ce tunnel où la lumière artificielle m’aveugle, m’envoler dans le clair de lune. J’ai vraiment besoin de prendre d’air autant que de dormir. Ma vue se brouille, je suis fébrile, déjà une journée entière passée dans les entrailles de la terre avec un ascenseur pour seule issue, je dois me ressaisir et vite. Mon estomac me rappelle que mis à part quelques chocolats, je n’avais rien mangé de la journée…du chocolat, il me faut du chocolat…je pris soudain conscience de mon état de manque, cette fringale me fais perdre la tête, mes gestes deviennent lents et désordonnés. On allait venir me chercher sans doute, me ramener dans la chambre-cellule, à moins que… « Vous pouvez d’ores et déjà circuler librement dans le bâtiment… » avait dit l’homme providentiel qui m’avait sauvé des griffes de Miss Purdey, d’ailleurs sa soirée avec Paul a du être annulée pour qu’elle soit encore là à cette heure si tardive.
Mon esprit tout comme mon corps s’engourdit peu à peu mais réflexion faisant, mes pas me conduisent directement vers la porte. La main posée sur la poignée, les paroles du nouvel homme chassent mes maux, un mouvement léger de la main droite, et la lumière crue du couloir jaillit, « circuler librement »…
Auteur : Joëlle Jurkew


Commentaires
Bravo Joëlle...la réalité rejoint la fiction, à moins que ce ne soit l'inverse!
Et bé... pour reprendre une expression de Touline... que de talent !
Je veux savoir la suite !!
Les bloggeuses les plus rapides du monde pour diffuser la suite du roman, j'ai nommé Carole et Véronique ! minuit l'heure du crime et les filles toujours derrier leur clavier...et les garçons pourquoi n'écrivent-ils pas ?
ça Joëlle cest la question que je me suis toujours posé : "où sont les hommes de cette blogosphère ???"
Moi j'en connais un qui m'a dit qu'il n'avait pas ma plume et qu'il ne voulait pas s'y frotter...
Accessoirement aussi, il n'a pas le temps pour le moment !
Merci Evy (vous pourriez essayer d'écrire ensemble un de ces jours).
C'est vrai ça, se sont les femmes qui font l'animation dans la "communauté"!
Que de lecture à rattraper ! Je vais avoir du mal à reprendre le fil.
A bientôt et bravo aux nouveaux auteurs.
Mais non Touline, tu vas voir, le "fil" est bien tendu!
Personne?! Bon, je prends la suite.