Episode 42.2 : La vie continue...
Par Evelyne Duvernois le mercredi 3 septembre 2008, 14:19 - The end 1 - Lien permanent
« - EVY…EVY… Non, pas ces chocolats, non, non, nooooooonnnnnnn !
- Eh oh, ma puce, réveille-toi… Qu’est-ce qui se passe ? Tu as encore fait un cauchemar ? »
Capucine se réveilla en nage. Elle se retourna vers Link et lui sourit. « Ne t’inquiète pas, ce n’est rien »
Elle se retourna vers le réveil. Il affichait 6h12, le réveil allait sonner à 45. Elle l’arrêta et dit à Link qu’elle se levait, qu’elle n’arriverait pas à dormir une demi-heure de plus. Que lui reste au lit, elle allait préparer le petit déjeuner, l’odeur du café chaud allait le faire sortir du lit.
Elle entreprit de préparer le petit déjeuner. Déjà, du café bien chaud, tout frais. Elle lança la cafetière et repensa d’un coup à tout ce qui s’était passé…
Cela faisait un an déjà, un an qu’elle s’était retrouvée dans les sous-sols d’une grande entreprise de Rungis, un an qu’elle y avait été enfermée, sans bien savoir pourquoi. Ce qu’elle se rappelait surtout, c’était son évasion. Elle n’avait pas tout compris, elle avait juste appelé Link au secours et il avait répondu. D’ailleurs, Paul et Flav étaient présents aussi… Flav lui avait promis qu’il l’aiderait et il avait tenu sa promesse.
Un matin, dans sa « chambre-cellule », Capucine avait commencé à perdre espoir sur sa captivité. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi des gens pouvaient se permettre de la retenir prisonnière. Oui, elle avait vu Charly, oui elle avait compris son héritage génétique, mais pourquoi ne pas lui avoir simplement demandé son aide ? Elle réfléchissait à cette question quand la porte s’ouvrit et Flav apparut.
« Capucine, c’est le moment. Ne posez pas de question, suivez-moi. » et elle le suivit. Ils longèrent le couloir blanc aseptisé jusqu’à l’ascenseur, et Flav appuya sur le bouton du 2ème sous-sol.
« Nous allons dans les garages, je vais vous faire sortir, mais ne faites pas de bruit » Quand la porte de l’ascenseur s’ouvrit, elle aperçut une silhouette masculine qui ne lui parut pas étrangère… L’homme s’avançât et elle reconnut tout de suite Paul, son frère, qui se tenait à côté d’un second personnage qu’elle n’avait tout d’abord pas remarqué. Sans qu’elle sache vraiment pourquoi, elle savait qui c’était. Elle sauta dans les bras de son frère qui l’emmena vers une camionnette.
« Coucou Soeurette. Tu vois, je suis venu. Lui, c’est Link, mais je crois que vous vous connaissez. C’est lui qui m’a aidé à te retrouver. Et Flav, c’est son copain de chambre datant de l’époque de la fac. On n’a pas le temps de tout t’expliquer alors… »
Puis ce fut le choc, un bruit qui résonne encore à ces oreilles, un coup de feu qui abattu Paul au milieu d’une phrase. Jamais il ne se releva. Flav poussa alors tout le monde dans la camionnette et se retourna juste pour voir Fernston et Rahas dans l’entrebâillement d’une porte, Ferston avait toujours l’arme à la main. Alors ils avaient monté ça de toute pièce, ils étaient de mèche depuis le début et gérer le projet ensemble.
Tout ce dont elle se souvient après, c’est d’avoir réalisé que son frère était mort sous ses yeux pour l’avoir aidé à s’enfuir. Les secrets et énigmes ne furent pas tous résolus, et elle ne voulut surtout pas savoir la fin de l’histoire. Elle avait lu dans les journaux l’arrestation de Fernston et Rahas à l’aéroport de Heathrow, quand ils ont voulu s’enfuir en Angleterre, par la DST et DTE. Elle ne sus jamais ce qu’était devenu le petit Charly, sa maman et les autres participants de BJGRVCSC.
Elle alla dans la salle de bain se préparer. Link la rejoignit et la serra dans ses bras. « Je dois y aller Link, on se voit ce soir ». Il eut juste le temps de lui souhaiter bonne chance et elle disparut dans l’escalier.
A 8h00 pétante, elle était devant l’accueil avec la standardiste. Une femme arriva alors et lui tendit la main :
« Bonjour, je suis Nathalie Corbeaux. Enchantée de vous rencontrer. »
« Bonjour, je suis Capucine Rabulot, votre nouvelle conseillère Communication et Prédications Web ».
Auteur : Evy





Commentaires
Après celle de véronique, voilà ma fin perso...
J'ai voulu revenir sur l'emploi à la fin et je n'avais pas envi de me creuser la tête sur toutes les pistes qu'on avait lancées... A vous de juger...
Bravo Evy! A part la fin (lol) c'est sombre...pauvre Paul!
Et Fernston et Rahas qui se font arrêter!!
En tout cas, c'est super. J'espère que chacune s'essaiera à une fin!
Ben oui je n'aime pas la fin à la hollywood... Bon ok, j'aurais pu éviter de faire mourir Paul mais j'avais envi de mettre un peu de "piquant"
Oui, moi j'ai choisi une fin en demie teinte, mais j'aime bien les happy end dans la fiction, vu ce que réserve parfois la réalité!
Ah lala je suis trop terre à terre... Chez moi ça finit toujours mal les histoires
J'ai un petit côté pessimiste qui exaspère mon entourage mais bon, je suis comme ça... Promis, dans la prochaine saison de Drôle d'emploi, je ne tuerai personne, enfin j'essaierai...
Intéressant... sombre mais intéressant. J'aime beaucoup le côté flash back et résumé rapide pour éviter de résoudre les énigmes (rusée Evy !). Quant à Nathalie CorBeaux... je me vengerai !! (lors du prochain picnic en janvier dans les calaques avec de l'eau bien froide.... n'oublie pas ton maillot de bain
)
j'essaie de faire ma fin, mais pas avant la semaine prochaine, pas mal de trucs sur le feu en ce moment...
Don't worry, be happy EVY!
(brrrrr...la vengeance à l'eau froide (de Méditerranée)!)
Désolée, je sais j'ai abusé mais il fallait bien que je trouve un dernier perso...
Et puis c'est Véronique qui a dit qu'il fallait changer les noms mais garder les personnes "top" de la plateforme... Alors voilà
Et pour l'eau froide, on verra. Je me suis déjà baignée avec de l'eau à 13°...
A vous toutes,
Voilà ma contribution, je n'en suis pas très fière mais j'avais promis alors...
AU REVEIL…
Capucine se réveilla avec l’impression d’avoir pris un grand coup sur la tête. Elle chercha l’interrupteur, surprise de se réveiller dans le noir. Elle avait beau tâter les murs près d’elle, rien ne lui semblait connu. Elle ne reconnaissait pas cette pièce. Ce n’était pas sa chambre, ça c’est sûr, mais cette pièce était aussi beaucoup trop petite pour être une « cellule » de chez Fernston. Elle entendit un téléphone sonner et décida de lever pour voir où elle était. En voulant sortir du lit, elle se rendit compte que sa jambe droite était très douloureuse, elle n’arrivait même pas à la bouger. A cet instant, une ombre entra dans la pièce et elle reconnu une voix familière :
« Alors, réveillée petite sœur ? »
Elle n’en revenait pas d’entendre à nouveau cette voix si chaleureuse. Ces dernières semaines lui apparurent comme un mauvais cauchemar dont elle était maintenant sortie. Mais finalement, et si tout ça n’était vraiment qu’un cauchemar ? N’avait-elle pas imaginé toute cette histoire ? Etait-elle en train de devenir folle ? Il fallait questionner Paul, mais sans éveiller les soupçons.
« Bonjour Paul, oui je suis réveillée. J’ai l’impression d’avoir dormi une éternité. Quelle heure est-il ? »
« Il est 15h30. Ca fait 54 heures que tu dors, je ne pensai pas qu’un calmant pouvait être aussi efficace. »
« Un calmant ? C’est à cause de ma jambe que tu m’en a donné ? Elle me fait atrocement souffrir. »
« Ca je m’en doute que tu as mal, c’est normal quand une machine à fabrication de chocolat se renverse sur toi. »
« Une machine à chocolat ? Mais alors, tout est bien vrai ? Ce n’était pas un cauchemar, je ne suis pas folle ! «
« Folle ? Toi non, mais la société Fernston elle oui. Nous t’avons sorti de leurs griffes il y a plus de 60 heures déjà et je n’en reviens toujours pas. Mais surtout je m’inquiète pour toi. Le médecin a dit que tu devais restée allongée pour que ta jambe guérisse vite. Il devait venir te plâtré dès que tu serais réveillée. Je vais l’appeler mais avant je voudrais que tu me racontes tout ce qui s’est passé.
« Avant que je ne te raconte tout ça, je veux connaître la fin de mon histoire. J’ai un gros trou noir. Comment suis-je sortie de ce sous-sol et qui sont les « nous » qui m’y ont aidée à part toi ? »
« Un de tes amis, Link, était aussi inquiet que moi de ta disparition et plusieurs éléments nous ont mis sur la piste de la société Fernston. Tu pourras lire toutes nos pistes sur le blog d’une amie, Véronique, qui a recensé toute notre réflexion en espérant que peut-être, passionnée de blog comme tu es, tu irais le consulter. Il y a 3 jours, avec Link, nous avions décidé de venir te chercher. Flav nous servait en quelque sorte d’indic à l’intérieur des locaux de Fernston, ils se connaissent bien avec Link. Link a contacté Flav par mail, une sorte de message codé, une de vos spécialités je crois. Flav nous a ensuite fourni les codes d’accès au bâtiment et le nom de la société qui vous livrait en cacao. Nous avons braqué cette société dans la nuit pour récupérer de la marchandise, des tenues officielles et des badges. Au petit matin, nous nous sommes rendus chez Fernston pour livrer du cacao. Nous avons prétendu que le cacao qui avait été livré la veille était défectueux et qu’il fallait que nous le récupérerions pour analyses. La secrétaire nous a donc laissé entrer vers les cuisines, accompagné de 2 gardes. Link a été génial sur ce coup là, il les a tous les deux neutralisés en quelques secondes, tu aurais dû voir ça.
Nous avons ensuite trouvé la salle de fabrication du chocolat et comme convenu, c’était l’heure à laquelle Flav t’a emmené pour ta dose habituelle. Tout aurait roulé tranquillement si Charly n’était pas arrivé. Nous nous refusions à nous battre devant cet enfant. Et là, tu as été merveilleuse, tu lui as dit d’aller retrouver sa maman pour lui dire que tu avais eu l’idée d’un code qui pourrait tout arranger et qu’il fallait qu’ils te retrouvent elle et lui dans ta chambre près de l’ordinateur dès que tu aurais eu ton chocolat. Sur ce coup là d’ailleurs, je n’ai pas tout compris, il faudra que tu m’expliques. A partir de là, tout s’est enchaîné très vite. Link s’est jeté sur tous les obstacles qu’on trouvait sur notre passage. Avec Flav, on a tenté de te mettre à l’abri, mais nous n’avons malheureusement pas bien joué notre rôle vu l’état de ta jambe. On s’est ensuite approché de l’ascenseur, on a détruit les caméras de sécurité et fait semblant d’y monter. On l’a ensuite bloqué en y mettant une charge plus que supérieure au poids autorisé et on s’est dirigés vers les escaliers sur les conseils de Flav. Là, en entendant un coup de feu tu as perdu connaissance et j’ai du te porter sur les 25 étages vers la sortie. Et au passage, tu as dû en manger du chocolat…
« Ah, ah, c’est bien le moment de faire de l’humour tiens, répondu Capucine ! »
« Bref, enfin je me demande encore comment on s’en est sortis. En tout cas Link a été formidable. C’est lui qui s’est fait tiré dessus mais la balle s’est logée dans le bras, ne t’inquiètes pas tout va bien, il est sorti de l’hôpital hier. Pendant ce temps là, mon amie Véronique avait prévenu la police qui a fait une arrivée plus que musclée. Ils ont embarqués tout le monde et sont certainement toujours en train de les interroger et de fouiller les locaux de Fernston. C’est le commissaire qui vient d’appeler. Il m’a appris que Charly est le fils de Sarah et elle a demandé à ce que je m’en occupe. Pour prendre ma décision, j’ai besoin que tu m’expliques le rôle que Sarah à joué dans toute cette histoire car c’est invraisemblable. »
A ce moment là, on sonna à la porte, Paul alla ouvrir et revint dans la chambre accompagné de Link. Capucine prit de ses nouvelles puis leur dit à tous deux de s’installer face à elle. En buvant un thé (à la framboise), elle leur raconta toute l’histoire, sans pouvoir quitter Link des yeux…
Evy, j'ai un peu "piraté" ta fin ! Tu ne m'en veux pas ? Mais j'ai eu l'idiée en te lisant !