« Alors, réveillée petite sœur ? »
Elle n’en revenait pas d’entendre à nouveau cette voix si chaleureuse. Ces dernières semaines lui apparurent comme un mauvais cauchemar dont elle était maintenant sortie. Mais finalement, et si tout ça n’était vraiment qu’un cauchemar ? N’avait-elle pas imaginé toute cette histoire ? Etait-elle en train de devenir folle ? Il fallait questionner Paul, mais sans éveiller les soupçons.
« Bonjour Paul, oui je suis réveillée. J’ai l’impression d’avoir dormi une éternité. Quelle heure est-il ? »
« Il est 15h30. Ca fait 54 heures que tu dors, je ne pensai pas qu’un calmant pouvait être aussi efficace. »
« Un calmant ? C’est à cause de ma jambe que tu m’en a donné ? Elle me fait atrocement souffrir. »
« Ca je m’en doute que tu as mal, c’est normal quand une machine à fabrication de chocolat se renverse sur toi. »
« Une machine à chocolat ? Mais alors, tout est bien vrai ? Ce n’était pas un cauchemar, je ne suis pas folle ! «
« Folle ? Toi non, mais la société Fernston elle oui. Nous t’avons sorti de leurs griffes il y a plus de 60 heures déjà et je n’en reviens toujours pas. Mais surtout je m’inquiète pour toi. Le médecin a dit que tu devais restée allongée pour que ta jambe guérisse vite. Il devait venir te plâtré dès que tu serais réveillée. Je vais l’appeler mais avant je voudrais que tu me racontes tout ce qui s’est passé.
« Avant que je ne te raconte tout ça, je veux connaître la fin de mon histoire. J’ai un gros trou noir. Comment suis-je sortie de ce sous-sol et qui sont les « nous » qui m’y ont aidée à part toi ? »
« Un de tes amis, Link, était aussi inquiet que moi de ta disparition et plusieurs éléments nous ont mis sur la piste de la société Fernston. Tu pourras lire toutes nos pistes sur le blog d’une amie, Véronique, qui a recensé toute notre réflexion en espérant que peut-être, passionnée de blog comme tu es, tu irais le consulter. Il y a 3 jours, avec Link, nous avions décidé de venir te chercher. Flav nous servait en quelque sorte d’indic à l’intérieur des locaux de Fernston, ils se connaissent bien avec Link. Link a contacté Flav par mail, une sorte de message codé, une de vos spécialités je crois. Flav nous a ensuite fourni les codes d’accès au bâtiment et le nom de la société qui vous livrait en cacao. Nous avons braqué cette société dans la nuit pour récupérer de la marchandise, des tenues officielles et des badges. Au petit matin, nous nous sommes rendus chez Fernston pour livrer du cacao. Nous avons prétendu que le cacao qui avait été livré la veille était défectueux et qu’il fallait que nous le récupérerions pour analyses. La secrétaire nous a donc laissé entrer vers les cuisines, accompagné de 2 gardes. Link a été génial sur ce coup là, il les a tous les deux neutralisés en quelques secondes, tu aurais dû voir ça.
Nous avons ensuite trouvé la salle de fabrication du chocolat et comme convenu, c’était l’heure à laquelle Flav t’a emmené pour ta dose habituelle. Tout aurait roulé tranquillement si Charly n’était pas arrivé. Nous nous refusions à nous battre devant cet enfant. Et là, tu as été merveilleuse, tu lui as dit d’aller retrouver sa maman pour lui dire que tu avais eu l’idée d’un code qui pourrait tout arranger et qu’il fallait qu’ils te retrouvent elle et lui dans ta chambre près de l’ordinateur dès que tu aurais eu ton chocolat. Sur ce coup là d’ailleurs, je n’ai pas tout compris, il faudra que tu m’expliques. A partir de là, tout s’est enchaîné très vite. Link s’est jeté sur tous les obstacles qu’on trouvait sur notre passage. Avec Flav, on a tenté de te mettre à l’abri, mais nous n’avons malheureusement pas bien joué notre rôle vu l’état de ta jambe. On s’est ensuite approché de l’ascenseur, on a détruit les caméras de sécurité et fait semblant d’y monter. On l’a ensuite bloqué en y mettant une charge plus que supérieure au poids autorisé et on s’est dirigés vers les escaliers sur les conseils de Flav. Là, en entendant un coup de feu tu as perdu connaissance et j’ai du te porter sur les 25 étages vers la sortie. Et au passage, tu as dû en manger du chocolat…
« Ah, ah, c’est bien le moment de faire de l’humour tiens, répondu Capucine ! »
« Bref, enfin je me demande encore comment on s’en est sortis. En tout cas Link a été formidable. C’est lui qui s’est fait tiré dessus mais la balle s’est logée dans le bras, ne t’inquiètes pas tout va bien, il est sorti de l’hôpital hier. Pendant ce temps là, mon amie Véronique avait prévenu la police qui a fait une arrivée plus que musclée. Ils ont embarqués tout le monde et sont certainement toujours en train de les interroger et de fouiller les locaux de Fernston. C’est le commissaire qui vient d’appeler. Il m’a appris que Charly est le fils de Sarah et elle a demandé à ce que je m’en occupe. Pour prendre ma décision, j’ai besoin que tu m’expliques le rôle que Sarah à joué dans toute cette histoire car c’est invraisemblable. »
A ce moment là, on sonna à la porte, Paul alla ouvrir et revint dans la chambre accompagné de Link. Capucine prit de ses nouvelles puis leur dit à tous deux de s’installer face à elle. En buvant un thé (à la framboise), elle leur raconta toute l’histoire, sans pouvoir quitter Link des yeux…



Auteur : Malory

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