Elles sont deux. Ce n'est déjà pas si mal comme départ dans la vie. Morgane et Viviane.
Oui, leurs parents (un père breton, une mère anglaise) étaient épris de littérature médiévale. Comme ils se sont recontrés prés de Rennes, aux abords de la belle forêt de Brocéliande, ainsi ont-ils décidé de nommer leur filles: Morgane, l'ainée, et Viviane, d'un an sa cadette. Peut-être espéraient-ils les doter ainsi d'un peu de la protection de ces belles légéndaires.
Morgane, après des études littéraires, qui l'ont menée du tourisme (guide pour des voyages culturels), à l'hôtellerie (assistante de directeurs d'hôtels), s'est finalement tournée vers la photo, sa passion de toujours. Elle adore écrire aussi et rêve d'un livre, textes et photos, qu'elle pourrait faire éditer. Elle prépare pour l'instant une exposition avec la médiathèque d'une commune. Elle n'arrive pas à vendre ses photos et cherche du travail depuis plus de six mois.
Viviane, elle, est infirmière. Elle a trois passions: les enfants, le chocolat et...les oiseaux. Côté enfants: à 32 ans elle est toujours célibataire et n'arrive pas à trouver"l'âme soeur". Côté chocolat, elle en consomme plus qu'il ne faudrait (et se trouve désespérement trop "ronde"). Côté oiseaux: l'été elle les guette, a déjà fait plusieurs voyages (avec l'aide de sa soeur) pour visiter quelques endroits du monde où l'on trouve les plus beaux; l'hiver, elle se désole de ne plus en voir, feuillette ses livres et regarde des documentaires. Elle veut quitter l'hôpital dans lequel elle est actuellement en poste, victime de harcèlement moral.
Elles habitent des appartements sur le même pallier. C'est ainsi, elles n'arrivent pas à s'éloigner l'une de l'autre. Leurs fenêtres donnent sur le petit lac artificiel de la ville. Des bancs et quelques promeneurs emmitouflés.
En ce dimanche après-midi de novembre, elles sont toutes deux assises sur des poufs bariolés dans le salon de Viviane à déguster un chocolat chaud, maison!
- Tu mets trop de cannelle! annonce Morgane.
- Tu dis ça, mais le week-end dernier, j'ai fait exactement la même chose sans que tu t'en rende compte! sourit Viviane.
- Peut-être, si tu le dis...bon, où en étions-nous?
Auteur Véronique
Et, pour le prochain billet les mots sont: GRUYERE, IMMORTELLE, BONBON, ORNITHORYNQUE, CLASSEUR
Crédit photo Nerull.net, Vincent .

Paul avait à peine tourné les talons que son téléphone sonnait... Sarah. Un coup d’œil furtif à droite et à gauche lui permit de trouver la petite porte qui menait sur l’arrière petite cour du bâtiment. C’était une cour bétonnée sur laquelle donnaient toutes les fenêtres des chambres des locataires et au fond de laquelle se trouvait une buanderie où chacun rangeait poussettes et vélos. Quelques géraniums pendaient aux rambardes des balcons, quelques fringues mouillées aussi. Paul chercha des yeux la fenêtre de Capucine. Rien de suspect.
Le billet écrit en situation de transe décrit une manipulation biologique du cerveau sur les hommes. Certaines couleurs, certains sons et l'absorption de chocolat à la framboise provoqueraient un état secondaire. Certaines émotions seraient alors contrôlées. Mais pourquoi faire ? Quel ce "codex" qui m'a été transmis et dont je n'ai conscience !!!




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